Le syndrome d’atlas

Je vais vous parler de ce que j’appelle le syndrome d’Atlas, quelque chose que subissent de nombreux hommes, qu’ils en aient conscience ou non. 

Avant de vous l’expliquer j’aimerais faire une mise en lumière de mon intention en écrivant ce texte.

Mon idée ici n’est pas de partir dans une séparation homme/femme, masculin/féminin comme l’a fait notre société, mais d’apporter un éclairage nouveau sur un syndrome trop méconnu que j’appelle le syndrome d’Atlas. 

L’idée est juste de permettre une prise de conscience (des hommes et des femmes) pour que les personnes se sentant concerné puissent choisir autre chose pour elles,  et de cette façon, changer la société pour qu’elle soit meilleure pour nous.

Ok Mickaël, tu as une intention bienveillante, c’est gentil, mais c’est quoi ton syndrome d’Atlas ? Concrètement qu’est-ce que c’est ? D’où ça vient ?

C’est une métaphore liée à la mythologie grecque correspondant à un schéma que j’ai observé chez beaucoup d’hommes: celui de vouloir supporter le poids du monde de se sentir responsable, du bonheur, de la sécurité du poids des autres surtout d’un point de vue matériel et sécuritaire cela va de l’homme qui veut sauver toute la planète, à celui qui se « contente » de vouloir sauver beaucoup de gens, sa famille ou simplement son entourage proche.

Il a le sentiment que c’est son devoir, son obligation (les programmations sociétales aident bien) il ressent donc cette pression.

Mettons nous un peu dans ses baskets.

Par exemple, si mon enfant a de mauvaises notes, si je ne suis pas capable de nous payer un « bon » logement, que mes enfants ne sont pas en sécurité physique, que mon/ma partenaire n’est pas en sécurité c’est que j’ai échoué. Je ressens cela comme un échec, c’est de ma faute, j’aurais dû faire ce qu’il fallait pour…., j’aurais pu ….

Il se sent mal, il a échoué. Il a le sentiment que cet événement réduit sa valeur. Comme San Goku il voudrait sauver la planète (spoiler: dans beaucoup d’épisodes il n’y arrive pas tout seul, il se fait aider)

Tout comme la femme qui se récupère une pression sociétale de malade, l’homme s’en met une également, il doit protéger et mettre à l’abri sa famille, matériellement, physiquement.

Et que l’on soit homme ou femme, plus on se laisse écraser par ces croyances, plus on cherche à lutter et contrôler ce que l’on vit pour que cela ressemble à toutes les injonctions de normalité, de perfection. Plus on souffre, on pourrait croire que l’évolution de notre société nous allégerai, que nenni. Au lieu de s’alléger la société ne fait qu’ajouter de nouveaux poids, de nouvelles étiquettes et normes de perfection de plus en plus poussées, la ou autrefois on en avait une, on se retrouve à en avoir des dizaines qui passent leur temps à nous dire, tu n’es pas assez. Petit tour de quelques croyances/injonctions/programmations que l’on porte sur les hommes:

Un homme n’as pas le droit de pleurer, doit être fort, compréhensif, protéger sa famille, être doux, bienveillant, bricoleur, sportif, ne pas avoir peur, être ferme, cultivé, être un bon mari, être un bon amant, être bon dans son métier, avoir une bonne situation financière, avoir du temps pour son épouse, avoir du temps pour sa famille, être un bon papa…

Je crois que je pourrais longtemps continuer cette liste et je pourrais facilement faire une liste similaire pour les femmes.

Selon moi ces listes amènent (contribuent fortement en tout cas) les femmes à la charge mentale et les hommes à ce syndrome d’Atlas ou dans les deux cas nous nous retrouvons écrasés submergés par ses injonctions qui ne nous appartiennent pas. On se retrouve à essayer de remplir une check-list qui ne nous apporte même pas nécessairement le bonheur. Malheureusement, cela amène à s’oublier complètement (ou presque) pour que ceux qu’on aime puissent jouir de « ce que l’on est tenu de leur apporter« , et ça je l’ai vu et le vois encore chez de nombreuses personnes.

OK, supposons que j’ai le syndrome d’atlas ou quelque chose qui y ressemble, je prends le poids du monde sur moi. Est-ce vraiment si grave?

Que ça soit grave ou non , que tu veuilles changer ta vie ou non, cela t’appartient, c’est à toi d’en juger. Regarde toi avec sincérité et demande toi si tu vraiment heureux dans ta vie. Si la réponse qui te vient est je n’ai pas de raison de me plaindre, il y’a des gens qui sont dans des situations pires… Il y’ a de fortes chances que tu ne le sois pas.

Prends un temps pour toi pour comprendre cela, pour comprendre ce que tu veux vraiment, ce qui te nourrit. Quelles « programmations » te font souffrir. Mais au delà, que veux tu dans ta vie, qu’est ce qui te rend heureux? Permets toi de te reconnecter à la personne merveilleuse que tu es, qui resplendit, qui s’épanouit dans toutes les facettes de sa vie, sans pression, sans comparaison, juste en étant qui elle est vraiment.

Puisse ce texte t’aider à te reconnecter à ton bonheur et ta joie de vivre

avec beaucoup d’amour Mickaël

PS: Si tu ressens le besoin de te faire aider, et que tu as le sentiment que je pourrai être la bonne personne je t’invite à voir mes accompagnements pour les hommes ici

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